Requiem pour une église

Ce documentaire rend compte des implications sociales qu’impose la fermeture d’une église. Dans le quartier St-Jean-Baptiste de la ville de Québec, l’église St-Jean-Baptiste tient une position géographique centrale, non seulement dans l’espace physique, mais aussi dans l’espace social. Ce sont plusieurs services aux citoyens les moins favorisés qui seront ainsi amputés, tout comme des activités à caractère communautaire qui contribuaient à maintenir une certaine cohésion sociale pour plusieurs membres de cette communauté.

Dans un chassé-croisé entre autorités politiques, le diocèse et les citoyens, le documentaire explique comment la société en est arrivée au point de fermer des bâtiments patrimoniaux et comment il est difficile de leur trouver de nouvelles fonctions. S’il y avait un élément clé à retenir suite au visionnement de ce documentaire, c’est bien la volonté de conserver le bâtiment pour les multiples fonctions qu’il propose, mais aussi la difficulté de faire saisir au plus large public possible que sa sauvegarde est essentielle, ne serait-ce que par le fait de ne pas occulter le passé historique de la société québécoise, dans un contexte où cette même société est engagée dans un processus de laïcisation tous azimuts au Québec.

Le curé de la paroisse St-Jean-Baptiste, Pierre Gingras, et le sociologue Simon Langlois (Université Laval) tracent un portrait sociologique plus que pertinent. Alors que le curé Gingras expose les implications sociales de la fermeture de l’église, le sociologue Simon Langlois, quant à lui, expose la convergence de phénomènes qui ont conduit à cette fermeture.