Cérémonie du thé

Dans une société où tout semble aller en plus en plus vite, où tous sont constamment reliés aux milliers de fils invisibles de la communication, la recherche de l’essentiel à travers différentes pratiques semble être une solution pour freiner cette fuite en avant, pour se retrouver.

Comme le soulignait le sociologue Alain Ehrenberg dans son livre intitulé La société du malaise, l’évangile du succès dans une main, le culte de la performance dans l’autre, l’individu n’a pas le choix de mettre en œuvre des stratégies qui lui permette de se recentrer sur lui-même.

Pour le sensei Benoît Lafrance, maître de l’art martial iaïdo, également professeur d’architecture à l’Université Laval, la cérémonie du thé, dans la plus pure tradition japonaise, est l’un de ces moyens qui permet d’écrémer le superflu de nos vies accélérées, de dégager tout ce qui nous obscurcit l’esprit afin d’aller à la recherche de l’essentiel, cette quête de vie que les grandes traditions philosophiques asiatiques ont prônés depuis déjà deux millénaires.

© Photo | Société, 2017 / texte et vidéo