L’accès public à l’eau dans les grandes villes fait de plus en plus partie des préoccupations des conseils municipaux et citoyens. Paris, Copenhague, Oslo, Boston et plusieurs autres cités s’y sont engagées. À Québec, on attend depuis 1981.

D’ailleurs, en 1981, les dizaines de millions de dollars en fonds publics qui pleuvent sur le Bassin Louise ne se limiteront pas à la seule création d’une rutilante marina au bénéfice des seuls propriétaires de bateaux. Foi des plans dévoilés à Québec le 23 mars 1981, par trois ministres fédéraux dont Gilles Lamontagne, la tête du bassin intérieur, environ 20% de sa superficie, sera isolée du secteur de la marina et consacrée à d’autres activités nautiques et récréatives, conférant ainsi à tous l’accès et l’usage d’une partie du plan d’eau.

Lorsque le bassin revampé est finalement inauguré en 1984, toutefois, force est de constater que le citoyen ne fait plus partie du projet. L’eau du bassin sera finalement bel et bien réservée aux seuls usages des propriétaires de bateaux de plaisance. Aucune autre activité, petites embarcations, baignade, pêche, etc. n’y sera tolérée, même dans la partie pourtant promise, la tête du bassin, qui demeure à ce jour désespérément inutilisée.