Les effets « positifs » des îlots de chaleur urbains

  Verdir la ville  

Sociofinancement du documentaire « Verdir la ville un arbre  la fois »

Certes, la plupart du temps, on entend dire que les îlots de chaleur, en milieu urbain, n’ont que des effets négatifs. Il semblerait bien qu’il y ait moyen de tirer parti de ce phénomène.

Certaines études expliquent désormais et clairement qu’il y a des effets positifs reliés aux îlots de chaleur, en particulier dans les villes de hautes latitudes ou les villes de moyennes latitudes, mais qui connaissent des hivers très froids, surtout dans les climats continentaux.

En fait, si l’îlot de chaleur urbain est associé à une augmentation de la température en été, il l’est forcément aussi lors des autres périodes de l’année, de sorte que la période végétative devient de plus en plus longue au sein des villes, surtout pendant les saisons équinoxiales, printanières et automnales.

Suffit-il seulement de planter des arbres pour redonner de l’oxygène à la ville ? Même si la chose semble tomber sous le sens, il importe de se poser la question. Le dossier du verdissement des villes est plus complexe qu’il ne semble à prime abord. Planter des arbres en milieu urbain c’est non seulement reverdir la ville, mais c’est aussi remettre en question le modèle urbain imaginé au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Revitaliser les quartiers centraux, végétaliser la ville, accroître la canopée urbaine, séquestrer la carbone, réduire les effets induits par les ilots de chaleur, absorber les particules polluantes, favoriser l’agriculture urbaine, stimuler l’économie, réduire les inégalités sociales en termes de qualité de vie, ne sont là que quelques aspects que recouvre le verdissement des villes.

Conséquence du phénomène, on peut aussi cultiver plus d’espèces thermophiles par rapport à la périphérie de la ville. Ce faisant, avec les jardins urbains, il est possible de cultiver plus de produits horticoles qui poussent généralement sous de plus basses latitudes, ce qui favorise les agriculteurs urbains qui peuvent donc vendre leur production au marché local ou s’en servir comme agriculture d’autoconsommation.

En fait, une étude menée par la firme internationale Arup dans cinq grandes villes (Londres, Berlin, Melbourne, Hong Kong et Los Angeles) a montré que les enveloppes végétales issues de l’agriculture urbaine peuvent aider non seulement à réduire l’effet d’îlot de chaleur, mais elles peuvent aussi mieux gérer les eaux de pluie, créer des habitats agricoles urbains, rendre les toits plus durables et améliorer le bien-être social grâce à une conception basée sur la connexion de l’homme avec la nature, en l’intégrant dans les bâtiments.

Comme quoi, en matière de climat, il ne faut pas uniquement considérer que les effets négatifs. Et dans un contexte où l’agriculture urbaine a le vent dans les voiles, et dans un contexte où l’agriculture industrielle est décriée de toutes parts, ce nouvel apport agricole n’est pas à négliger.

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Yvon Roché, urbaniste / Vancouver

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