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De façon générale, on retrouve une grande variété de services et de commerces dans un même secteur, mais ces derniers ne sont pas toujours tous accessibles. Pour complexifier davantage cette situation, chaque édifice privé possède ses propres obstacles à l’accessibilité et à la mobilité. En lien avec cette thématique, les problématiques temporaires les plus fréquemment soulevées dans le cadre du présent projet étaient liées à l’encombrement tant de l’entrée de certains commerces, par des affiches pliantes, du mobilier extérieur ou des kiosques de vente, que des allées intérieures, par des boîtes, des démonstrateurs ou divers articles. Les espaces pour manœuvrer et circuler librement étaient donc considérablement réduits.

Les allées étroites de ce commerce ainsi que la présence d’articles au sol complexifient la manœuvre d’une aide technique à la mobilité et la circulation intérieure.

En termes d’obstacles plus fixes, les participants ont rapporté que certaines embrasures de porte étaient trop étroites pour permettre le passage d’un fauteuil roulant ou d’un quadriporteur. L’absence de porte automatique a également été soulevée. Finalement, l’accessibilité aux édifices privés était souvent restreinte par la présence d’une seule marche ou de rampes d’accès inadéquates, par exemple une rampe d’accès très abrupte, de sorte qu’elle soit difficilement franchissable de façon autonome et confortable par une personne à mobilité réduite.

L’accès à cet édifice est limité pour les personnes à mobilité réduite par la présence d’une seule marche et l’absence de porte automatique.

Malgré la présence d’un escalier à son entrée principale, cette salle de spectacle est accessible par le commerce voisin. Or, on ne trouve aucune indication à ce sujet, tant à l’extérieur que sur le site Web de l’établissement.

La rampe d’accès permet à une personne à mobilité réduite d’atteindre la porte. Néanmoins, l’accès à cet édifice est problématique puisqu’il n’y a pas suffisamment d’espace pour contourner la porte et entrer une fois que celle-ci est ouverte.

Les principales pratiques et procédures problématiques dans le secteur privé étaient entre autres associées à la non-diffusion des options existantes pour accroître l’accessibilité des commerces ou services aux personnes ayant des incapacités. Des difficultés propres aux édifices construits depuis de nombreuses années ont été répertoriées, notamment des escaliers abrupts ou l’absence d’espace devant l’entrée pour installer une rampe d’accès.

Puisque l’accessibilité est variable entre un lieu public et un lieu privé, ainsi que d’une personne à une autre, les personnes à mobilité réduite doivent s’adapter et se fier à leur propre jugement. Des chemins ou des édifices accessibles existent, mais ils doivent souvent les découvrir soit par essais et erreurs ou en réalisant des recherches à l’aide d’outils tels que Google Street View, pour ne nommer que celui-ci.

Il est ici indiqué la direction à suivre pour atteindre une porte accessible. Toutefois, cette signalisation n’est pas appropriée puisqu’à l’entrée dite « accessible » pour les personnes à mobilité réduite et les parents avec une poussette, le bouton pour l’ouverture automatique de la porte est inatteignable.

Les problèmes soulevés dans le cadre de cette thématique référaient d’abord aux caractéristiques uniques de chaque utilisateur d’aide technique à la mobilité. Ces derniers ont parfois des besoins et des préférences qui peuvent entrer en compétition avec ceux d’autres utilisateurs. Par exemple, un élément facilitateur pour un certain type d’incapacité ou d’aide technique peut devenir un obstacle pour un autre. De la même façon, le concept « d’accessibilité » peut être interprété de nombreuses façons, selon le vécu et les connaissances de chaque individu. Ainsi, pour certains, un édifice peut être accessible, alors que pour d’autres il ne l’est pas. Bien qu’il existe plusieurs normes et règlements, le manque perçu de “standards” par les participants en ce qui a trait à la conception universelle en termes pratiques et concrets était un des enjeux soulevés.

Les contraintes identifiées pour ce thème se rapportaient généralement à la signalisation. Plus précisément, l’information transmise quant à l’accessibilité d’un lieu privé ou public était parfois incorrecte ou incomplète en raison, par exemple, d’une compréhension partielle d’un travailleur ou d’un employé de la réalité et des besoins des personnes à mobilité réduite ou d’une vision limitée du concept d’accessibilité.

© François Routhier, Émilie Lacroix, Josianne Lettre, Luc Noreau, Ben Mortenson


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