Tradition et modernité  |  La ville  |  Les rues  |  La modernité  |  L’intimité  |  La pauvreté


Les caractères de la ville de Kyoto 京都 signifient la capitale des capitales. En 1895, on y construisait un magnifique sanctuaire dédié aux 1 100 années passées depuis sa fondation. Lorsqu’on visite aujourd’hui le Heian-jingu, on peut faire le calcul : en 2016, Kyoto fêtait son 1 221e anniversaire. Au cours de cette longue histoire, la ville a vu passer de nombreuses ères. Elle a été maintes fois incendiée, reconstruite, pillée, pratiquement abandonnée, puis reprise en main par les shoguns qui l’enrichirent de plusieurs beautés, devenues aujourd’hui patrimoines mondiaux de l’humanité. Même si elle perdit officiellement son statut de capitale en 1868, Kyoto reste le symbole de la culture japonaise et c’est ce qui fit hésiter les États-Unis lorsque leurs avions meurtriers armés de bombes nucléaires survolèrent le Japon en quête d’un lieu à frapper.

Cet article explorera donc brièvement l’organisation actuelle de cette cité de 1,5 million d’habitants, 9e ville d’importance du Japon, et la façon dont les Kyotoïtes l’habitent aujourd’hui. Mais plus encore, en faisant le tour des grandes artères et des rues de la ville de Kyoto, en passant par son réseau de transport et les rivières qui le traversent, on trace, sans le réaliser, un portrait de la population qui l’habite. De cette organisation sociale revisitée en photos, on retrouve l’harmonie tradition-modernité, le rapport à l’intimité et à la pauvreté des Kyotoïtes.

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Valérie Harvey
Doctorante en sociologie, elle s’intéresse principalement aux transformations de la famille qui influencent l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle s’est plus spécifiquement penchée sur le Québec, le Japon et l’Islande.

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