Brexit ou la désinformation médiatique par Bloomberg

Le média économique Bloomberg met sur le dos du Brexit le fait que des travailleurs soient obligés de faire appel aux banques alimentaires pour subvenir à ce besoin de base fondamental qu’est celui de s’alimenter.

Il va sans dire que, pour un média censé informer les décideurs économiques et les investisseurs, et dans un contexte où Bloomberg s’emploie régulièrement à dire que le Brexit affectera négativement les grandes fortunes, un bouc émissaire devient nécessaire, sinon inévitable, et ce bouc émissaire s’incarne dans ces travailleurs qui doivent faire appel aux banques alimentaires. L’équation se formule alors comme suit « Brexit = banque alimentaire ».

Il faudrait peut-être rappeler à Bloomberg que c’est bien l’ère Thatcher qui a jeté dans les bras des banques alimentaires des centaines de milliers de britanniques. Et que c’est bien encore sous l’ère Thatcher que l’État britannique s’est graduellement soustrait à l’obligation de soutenir ses citoyens en coupant de façon drastique dans le filet de sécurité social. D’ailleurs, les recherches effectuées par la société britannique Shelter ont révélé que 55 % des familles sans abri ou vivant dans des logements temporaires ont un emploi, et ces quelques 33 000 familles représentent une augmentation de 73 % depuis 2013.

Pour rappel, il suffit de venir dans la ville de Québec, là où le Brexit n’a aucun effet, pour constater que les travailleurs obligés d’avoir recours aux banques alimentaires sont en augmentation depuis une dizaine d’années. Ces situations ne sont pas le fait du Brexit, mais relève des impacts du néolibéralisme sur la vie de chacun de nous.

La vidéo ci-dessous, réalisée par le sociologue Pierre Fraser en 2017, décrit fort bien cet état du travailleur obligé de quémander sa pitance.

 

© Photo|Société
© Photo entête : Bloomberg.

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