Un robot veut occuper mon emploi

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Si, comme le précise le sociologue Zygmunt Bauman, une société liquide offre des vies liquides, « où les conditions, dans lesquelles ses membres agissent, changent en moins de temps qu’il n’en faut aux modes d’action pour se figer en habitudes et en routines », que faut-il alors penser d’une société où le moindre recoin de vie est truffée d’intelligences artificielles, où la moindre parcelle de vie est gérée par des algorithmes prétendument intelligents, où l’échange entre individus est devenu une interaction et non plus une communication, où la seule chose qui importe est de toujours être en avant de quelque chose, autrement dit, d’être dans la nouvelle nouvelle chose (zeitgeist), de la posséder ou de la développer.

L’hypothèse que propose le sociologue Pierre Fraser à ce sujet est la suivante : à partir de cet incroyable bricolage informatique qu’est l’intelligence artificielle, la vie n’est plus seulement liquide, elle se liquéfie au rythme où les algorithmes d’intelligence artificielle deviennent de plus en plus performants et investissent de plus en plus le marché de l’emploi. Et ce rythme infernal croit en puissance de seconde en seconde.

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