S’enfoncer dans les entrailles de la ville, c’est l’un des multiples aspects de la migration pendulaire.

Matin et soir, les villes d’importance sont soumises à un phénomène similaire à celui de la marée, caractérisé par le déplacement quotidien de gens qui quittent massivement leur domicile le matin pour se rendre sur les lieux de leur travail, et inversement la fin de l’après-midi venue.

Ce phénomène, connu sous le nom de mobilité pendulaire, ou alternante, conséquence de l’étalement urbain, de l’éloignement des zones péri-urbaines et de la division spatiale des activités, récurrent et en croissance années après années, impose des défis d’importance et logistiques à la planification urbaine.

Dans un tel contexte, il se pourrait bien que la ville, telle que nous la connaissons, doive être repensée et faire l’objet d’une attention toute particulière.

Mobilité durable ? Mobilité écoresponsable ? Mobilité dopée à l’intelligence artificielle ? Mobilité pour tous, sans exception ? Si certains parlent de ville intelligente, cette utopique smart city, il faut bien admettre que les défis sont de taille, et ils croissent de façon quasi exponentielle années après années.

Les problèmes liés au déplacement des gens et des biens de consommation sont, depuis plusieurs années, dans une logique du goulot d’étranglement. L’étalement urbain, loin de diminuer, prend de l’expansion. Après des années à mettre en œuvre différents formules pour contrer cette expansion, rien ne semble y faire.

Existe-t-il de véritables solutions ? Est-il possible de prendre appui sur le modèle d’Amsterdam ?

© Pierre Fraser (Ph. D.) / texte
© Yuvraj Singh / Photo de l’entête

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Références