Les ratés de la mondialisation

© Photo : Luna Davidson

Selon les économistes, plus les riches s’enrichissent, plus leur richesse est supposée percoler vers les plus défavorisés de la société. À l’évidence, il y a des endroits où cette percolation n’arrive pas à frayer son chemin…

La percolation de la richesse est ce « modèle de développement fondé sur le principe vertueux de la percolation (« trickle down ») : l’existence d’un ou plusieurs secteurs à forte croissante, captant des richesses exogènes, est censé entraîner le reste des secteurs économiques ; des emplois sont crées directement et indirectement ; de fil en aiguille, la distribution de la richesse se fait spontanément au profit si ce n’est du plus grand nombre, au moins d’un nombre sensiblement plus grand1. » Mais ce modèle est faux.

Si, Henri Cartier-Bresson, le célèbre photographe français, disait que « la photographie n’est rien, c’est la vie qui m’intéresse », cette photo rend effectivement compte de la vie, celle d’une vie qui n’a pas été touchée par la percolation de la richesse.

1 Halbert, L., Halbert, A. (2007), « Du modèle de développement économique à une nouvelle forme de gouvernance métropolitaine ? », Metropolis, vol. 2.