Mon corps pour mon loyer ou la féminisation de la pauvreté

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Mon corps pour mon loyer c’est toute la métaphore des femmes non seulement en situation de précarité, mais aussi en situation de pauvreté et de défavorisation. Comme le souligne la directrice générale du Collectif féminin Rose du Nord, « dans la société c’est sous-entendu que le corps des femmes peut être utilisé, peut être échangé contre des services. »

En fait, « plusieurs inégalités persistent entre les hommes et les femmes et celles de nature économique sont marquantes. Les femmes sont plus pauvres que les hommes et sont confrontées à une pauvreté grandissante. Pour un nombre important de femmes, la vie active sur le marché du travail est entrecoupée par la maternité, l’éducation des enfants et les soins aux proches. Les femmes occupent souvent des emplois précaires et à temps partiel. Dans le quotidien, la pauvreté des femmes se manifeste de nombreuses façons : vie dans un logement mal chauffé et insalubre, manque de nourriture au milieu du mois, stress lorsqu’il est temps de payer les comptes, impossibilité d’avoir des loisirs ou de se payer des petites gâteries, etc.1 »
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1 Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (2012), Femmes, santé et pauvreté.

© Pierre Fraser, Ph.D., 2017 / vidéo

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