Marcher à 360° pour photographier

Sociologie Visuelle

En matière de sociologie photographique, rien n’est donné, surtout pas l’image qui « parlera ». La prise de vues à l’extérieur recèle à la fois des pièges et des avantages, et les pièges dans lesquels nous sommes tous susceptibles de tomber sont légions. Tout d’abord, il y a cette idée fort répandue qu’il suffit d’être muni d’une bonne caméra et de se déplacer dans un environnement donné pour capter le sujet dont il faut traiter. Il y a aussi cette idée que, une fois que l’on a photographié un environnement donné, qu’il n’a plus rien à nous révéler. Rien n’est plus faux. À ce titre, l’expérience m’a enseigné deux choses :

  1. Marcher lentement dans un environnement. Cette approche a pour avantage de nous obliger à nous « imprégner » de l’environnement, de le voir sans le cadre de visée de la caméra. Ce que je fais souvent, je m’arrête à un endroit et je déplace mon regard sur le plan horizontal tout en exécutant un 360°. Je refais le même exercice, mais cette fois-ci, sur le plan vertical. En fait, il s’agit de repérer les éléments visuels qui constituent l’environnement et de les photographier par la suite.
  2. Une fois la première salve de photos exécutées, je les visualise directement depuis la caméra. J’essaie alors de repérer les éléments significatifs qui pourraient éventuellement constituer ce qui fera sens pour ma démarche sociologique. Une fois un élément socialement significatif repéré, je procède à des photographies de cet élément sous différents angles de vue : je m’en approche, je m’en éloigne, je me déplace autour de lui autant que faire se peut (il y a parfois des contraintes physiques qui nous en empêchent).

Les photographies suivantes veulent rendre compte de cette idée, à savoir qu’il faut marcher à 360° pour photographier. Elles ont été prises le 30 octobre 2015 entre 10 h 15 et 10 h 35, à Québec, à l’intersection du Boulevard de la Morille et du Boulevard Robert-Bourassa. À noter que, à cette période de l’année, à Québec, lorsque le soleil resplendit, la lumière possède une granularité toute particulière dont il faut tirer profit.

L’élément de base repéré pour cet exercice est le lampadaire urbain. Pour mieux apprécier chaque photo, cliquez pour l’agrandir, ce qui offre une tout autre perspective. L’exercice photographique a été le suivant : (i) de plan éloigné à plan rapproché ; (ii) mettre en évidence ce qui constitue l’environnement du lampadaire.

Lampadaire-02 © Pierre Fraser, 2015

Lampadaire-01 © Pierre Fraser, 2015

Lampadaire-03 © Pierre Fraser, 2015

Lampadaire-04 © Pierre Fraser, 2015

Lampadaire-05 © Pierre Fraser, 2015

Sociologie Visuelle

© Pierre Fraser (Ph. D.), 2015 (texte et photos).

 

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