Graffitis et embourgeoisement d’un quartier

Georges Vignaux suggère qu’il existe, dans le milieu urbain, des zones intermédiaires du type « franges » non marquées sociologiquement, c’est-à-dire, des limites qui articulent les territoires de la ville (niveau macro).

Se pourrait-il aussi que ces franges articulent des territoires plus locaux (niveau micro) ? La raison pour laquelle je me pose cette question, c’est que, en arpentant la rue St-Joseph de la portion revitalisée (embourgeoisement) du quartier Nouvo St-Roch (Québec), je suis arrivé devant un commerce non occupé inséré entre deux autres commerces, occupés ceux-ci, qui semblent connaître une bonne fréquentation. Et ce local possède une particularité : sa devanture est totalement graffitée.

Est-il dès lors possible d’envisager que ce graffitage puisse être une tentative de réappropriation des caractéristiques initiales du quartier, alors que celui-ci est en pleine revitalisation ? S’agit-il d’une façon de marquer une zone intermédiaire, une frange qui articule l’espace même de la rue ?

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Graffitis et embourgeoisement d'un quartier

Graffitis et embourgeoisement d'un quartier

Graffitis et embourgeoisement d'un quartier

Photos : © Pierre Fraser, 2015.

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