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Le magazine Photo|Société est publié 4 fois l’an et cherche à mettre en images les phénomènes de société.

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Selon Jan Gehl, architecte et designer urbain danois, le XXe siècle s’est édifié en s’appuyant sur deux paradigmes : celui de la modernité d’une part, et celui de la place massive accordée à la voiture (car invasion) d’autre part. Or, ces deux visées de développement amorcées autour des années 1960 ont laissé de côté un élément bien important de l’avancement de nos agglomérations : l’individu comme acteur social. C’est pourquoi Photo|Société a choisi, le temps d’un numéro, de s’attarder à la mobilité urbaine. Si ce thème est idéal pour réintroduire l’individu dans nos réflexions entourant la ville, il représente aussi une opportunité de s’inspirer des meilleures pratiques, des bons coups et des réussites de tout un chacun pour améliorer notre propre environnement urbain. Pour se faire, on amorce notre réflexion au grand air avec une balade à vélo dans les rues d’Amsterdam.


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Ce que nous proposons au lecteur de ce numéro, c’est une aventure en images dans les arcanes de la consommation et de son idéation. La section Focus, comme à l’habitude, fournit quelques concepts clés pour comprendre le phénomène de la consommation et de ses représentations. Armé de ces concepts fondamentaux, avec la section Scènes de rue, le lecteur sera amené là où la consommation s’offre pleinement à l’œil de tous et chacun. Qu’il s’agisse des États-Unis, de l’Inde, de la Thaïlande, du Canada, de la France ou du Japon, la consommation est unifiée par une seule et même langue, l’anglais, un genre de lingua franca de l’Ordre marchand. La nouvelle section Contrechamp, pour sa part, présente une série de capsules vidéo qui traitent des impacts de la consommation. Du documentaire J’ai faim : l’invisible réalité, en passant par la Précarité : du salariat au précariat et la série d’entrevues Un monde du travail mutation, c’est toute une nouvelle logique du travail et de la consommation qui est ici soumise à l’analyse critique de la caméra.

 


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Ce numéro propose une réflexion sur l’alimentation perçue comme un danger pour le corps, c’est-à-dire ces aliments dans lesquels se logent insidieusement de vilaines calories et de mauvais gras qui n’attendent que le moment approprié pour se manifester. Ce qui guette avant tout l’individu, c’est bien cette crainte de l’amollissement qui peut être contrôlée par des outils comme la mode, le miroir, le pèse-personne, et l’indice de masse corporelle. Il s’agit aussi de montrer comment le concept de la cuisine de rue a été investi par la tendance foodie. Nous sommes désormais très loin de la traditionnelle roulotte à patates frites, et même si les camions de rue servent des frites, ils le font avec une certaine classe culinaire qui les font désormais passer pour des aliments quasi santé.

 


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Ce numéro propose une réflexion sur la ville et ses contrastes. Certes, il est impossible de faire le tour d’un sujet aussi complexe à travers le truchement de l’image. Conséquemment, nous avons dû effectuer des choix parmi tous les textes reçus. C’est ainsi que nous avons principalement retenu le texte de Normand Boucher (IRDPQ) et de son équipe à propos de la relation que la ville entretient avec ses citoyens handicapés, comme nous avons également retenu le texte de Valérie Harvey sur la ville de Kyoto, qui nous permet de voir comment cette réalité urbaine conditionne le comportement des citoyens, comment la tradition est constamment confrontée à la modernité. Ce numéro met également  l’accent sur la géométrie sociale, les franges visuelles urbaines et les repères visuels codifiés et normalisés par l’usage. Dans un premier temps, la géométrie physique des édifices et des rues est aussi géométrie sociale. Il y a le réseau visible de la ville et de ses transports, de ses bâtiments, de ses rues et de ses boulevards, de sa signalisation et de ses feux de circulation, de ses quartiers et de ses citoyens actifs. D’autre part, il y a le réseau invisible, sous-jacent, en épaisseur, comme une sorte de ville parallèle, un monde à la marge repérable par un œil exercé, le réseau social en quelque sorte qui, avec ses repères, ses parcours et ses territoires, détermine des types de postures et de vêtements.